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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 16:09

 


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Par Chloé Chovin
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Mercredi 7 septembre 2011 3 07 /09 /Sep /2011 12:46

 


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Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 23:27

 


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Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 22:45

 


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Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 19:11

 


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Mardi 6 septembre 2011 2 06 /09 /Sep /2011 18:39

 


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Par Chloé Chovin
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Mardi 10 avril 2007 2 10 /04 /Avr /2007 17:22

Il importe peu de commencer par écouter le second album d’Antony and the Johnsons, I Am a Bird Now, plutôt que de débuter par le premier opus éponyme. L’important est d’en venir à le découvrir. Enfin dignement distribué en France, ce dernier n’a pas eu à l’époque le succès escompté. « Antony and the Johnsons » n’est pourtant pas moins bon que I Am a Bird Now. Pas meilleur non plus. Mais tout aussi indispensable. L’enregistrement date de 1998 et la voix d’Antony est déjà toute aussi porteuse d’émotions. Une créature fragile et majestueuse. Qu’on a d’ailleurs du mal à rapprocher de quelqu’un, tant Antony s’est affirmé comme un des rares talents singuliers du moment.

Inspirées par la musique classique, les orchestrations d’Antony And The Johnsons sont somptueuses. Grand fan de musique soul (Nina Simone, Otis Redding ou encore Donny Hathaway), le chanteur a su avec intelligence s’en imprégner, en la mêlant à ses propres sonorités. L’album regorge de morceaux splendides tels « Atrocities » ou encore « Blue angel ».

« Antony and the johnsons » fait partie de ces albums que l’on écoute d’une traite, sans jamais pouvoir arrêter un morceau en cours, comme possédés. Des plages telles que « Twilight » ou « Divine » sont tantôt dans la délicatesse, tantôt dans la montée en puissance. Et la magie opère. Une musique qui nous transporte littéralement. Ici, la voix d’un chanteur, tout en finesse, en raffinement. Des paroles et mélodies à couper le souffle. Reste à vous faire part de l’une de mes convictions profondes. Il ne suffit pas d’avoir un univers à soi pour être talentueux, mais dans le cas bien précis d’Antony, le talent a même dépassé cette réflexion. A la fin de l’écoute de l’album, plus aucune interrogation ne tient. Il ne reste qu’enchantement.

Publié sur etudiantaparis.com

Par Chloé Chovin - Publié dans : Chroniques musicales
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Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /Avr /2007 13:47

L’ISF n’a plus la cote. Suivant une longue lignée de pays européens, la Suède vient de supprimer son impôt sur la fortune. Désormais, seuls quatre pays ont encore recours à ce type de taxation : l'Espagne, la Norvège, la Suisse et … la France. Enjeux et réflexions autour de la suppression de l’ISF en France.

Nous sommes en 2010. Suite à l’élection de Philippe de Villiers au poste de Président de la République il y a trois ans, beaucoup de choses ont changé en France. Parmi elles, une nouveauté. Bien qu’anecdotique face aux autres réformes qu’il a engagées, elle a son intérêt : l’ISF (Impôt sur la fortune) fait désormais partie du passé. La situation n’a d’ailleurs guère évolué depuis. Les expatriés fiscaux ne sont pas moins nombreux. Ils ont simplement donné d’autres motifs à leur départ. L’emploi et l’investissement n’ont pas été favorisés. Même les importantes manifestations engagées par l’extrême gauche ont fini par se dissiper.

Et si la réalité était simplement celle-ci ? Peut-être qu’au fond, supprimer l’ISF ne conduirait à aucun changement notable. Certes, le scénario villiériste n’est pas très probable mais les effets d’une disparition de l’ISF en France, celle précisément qu’il prône, ne seraient certainement pas très éloignés de ça. De création récente (1981), il n'a jamais vraiment réussi à trouver sa place dans le système fiscal français : supprimé cinq ans après avoir été créé, rétabli dès l'année suivante, il n'a jamais cessé d'être un sujet de discussions et de polémique.

D’ailleurs, malgré l'abondance des discussions au Parlement, on ne voit pas encore bien ce que l'on a voulu en faire. Au-delà de l'intention de faire contribuer les titulaires de gros patrimoines. Pour certains, il s’agissait de surtaxer les revenus du patrimoine, par rapport à ceux du travail. L’idée de compenser les faiblesses de l’impôt sur le revenu n’est en outre pas absente de l’esprit de certains partisans de l’ISF.

Un impôt chargé de symbole
L’ISF est aujourd’hui en ligne de mire, accusé de faire fuir les fortunes françaises. Pourtant, à y regarder de plus près, le phénomène est à relativiser. Selon le mensuel Alternatives Economiques, seules 659 personnes assujetties à l'impôt sur la fortune se seraient expatriées en 2005, dont la plupart sont des cadres dirigeants partis travailler à l'étranger. Côté montant en revanche, il apparaît que l'ISF a rapporté 4 milliards d'euros la même année, c'est à dire rien comparé à la TVA (129 milliards d'euros) et l'impôt sur le revenu (55 milliards d'euros).

Aujourd’hui, l’ISF a toutes les caractéristiques techniques du mauvais impôt : base étroite, effet de seuil, coût de recouvrement élevé, niches nombreuses, très peu rentable. Mais la charge symbolique de cet impôt est telle, et le débat est devenu tellement irrationnel sur ce sujet dans notre pays, que sa suppression semble être difficilement envisageable.

Dès lors, le choix est entre le vider de sa substance sans le supprimer, ou revenir à un impôt à assiette large et à taux très bas (François Bayrou, par exemple, propose un impôt sans exonérations au taux de un pour mille). Les candidats à la présidentielle y vont tous de leur idée. Essayer de le rendre plus efficace sans pour autant dénaturer le symbole de solidarité que l’on veut afficher en France. Un pari compliqué. Mais une aubaine pour les candidats qui voient ici le moyen d’afficher un peu plus leurs « qualités démagogiques ». Finalement, avec si peu d’incidence en terme fiscal, le point d’honneur que les hommes politiques se mettent à s’exprimer à ce sujet, frise parfois le ridicule. Lâchons du lest. La priorité n’est pas ici.

Par Chloé Chovin - Publié dans : Economie
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Vendredi 6 avril 2007 5 06 /04 /Avr /2007 13:30

Cette chronique pourrait s’apparenter pour moi à une rédaction dont la consigne serait très exactement : « Racontez le ou l’un des évènements les plus marquants de votre vie ». Si le fait d’écrire sur le concert de Bercy en novembre 2003 de Radiohead est pour moi une évidence, l’exercice n’en est pas plus aisé. Précisément parce qu’il n’y a pas de mots. Plutôt une multitude d’interrogations. Comment peut-on avoir une telle présence sur scène ? Comment peut-on dégager tant d’émotions ? Comment réussit-on à transporter son public dans un autre monde, loin, très loin de la réalité des choses ?

A cela je n’ai pas les réponses. Mais le constat est là. En pleine promotion de l’album « Hail to the thief », auquel j’ai déjà consacré une chronique, Thom Yorke et ses génies de musicien, ont tout naturellement ouvert le concert par la première chanson figurant sur l’album, « 2+2=5 ». Une merveille. Une montée en puissance incroyable que l’on connaissait en écoutant la chanson mais dont on prend toute l’ampleur lorsqu’elle est restituée sur scène. Les enchaînements sont magistraux. Tous les albums de Radiohead sont présents. Aucune fausse note, aucune déception. Les incontournables « Karma Police », « No surprises », « Paranoid android » ou encore « Creep » sont là. Et l’effet est inattendu. Des morceaux que pour ma part, j’ai du écouter une centaine de fois. Et pourtant, tout est redécouvert. Un « lucky » tout simplement magique, une version de « idiotheque » absolument sublime, avec un Thom Yorke possédé qui se nourrit de manière boulimique de la force que lui donne son public. Le spectacle prend fin avec « True love waits » tout en délicatesse, qui finit de nous achever devant tant de génie.

La voix de Thom Yorke, bouleversante, est à son zénith. Peu de groupes  peuvent se targuer de briller par une insolente constance dans le talent, qui ne déçoit jamais. Et c’est pourtant leur cas.

Publié sur etudiantaparis.com

Par Chloé Chovin - Publié dans : Chroniques musicales
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Jeudi 5 avril 2007 4 05 /04 /Avr /2007 00:00

Le second album d’Antony & The Johnsons, « I am a bird now », sorti au début de l’année 2005, peut s’envisager de deux manières. Soit l’on s’attarde sur l’incontournable personnalité et l’apparence du chanteur Antony dont la voix androgyne saisit dès le premier instant. Soit l’on choisit tout simplement de fermer les yeux pour ne plus se laisser bercer que par la singulière identité sonore de ce disque.

Mais les deux sont finalement indissociables. Car c’est au cœur de sa musique si envoûtante que la nature équivoque d’Antony trouve sa force et s’épanouit librement. Et ce de manière magistrale. « I am a bird now » est l’album d’un soulman androgyne explorant sur son piano des sonorités jusque là inconnues. De prestigieux invités se sont pressés pour participer au disque. Boy George vient chanter en duo sur You are my sister pour un résultat tout simplement magnifique. Lou Reed offre une rare apparition vocale et à la guitare sur le génial Fistfull of love. Devendra Banhart et Rufus Wainwright apportent eux aussi une discrète contribution vocale, renforçant encore le côté troublant des ballades magistrales figurant sur l’album. Mais même accompagné, Antony reste cet être unique, singulier, au talent indéniable, qui ose afficher sa sensibilité à fleur de peau sans jamais tomber dans le pathétique. Et c’est cela qui fait sa force.

Dotée d’un vibrato incroyablement bouleversant, sa voix se répand sans fausses notes. Une élégance hors du commun, alliée à la douceur du piano, de l'orgue, des cuivres et des cordes. La musique d’Antony est alors tout à la fois. Quelque chose d’affirmé et de sensible, de fort et de fragile en même temps, qui donne à l’album cette singularité si enthousiasmante.

Je ne vois plus grand-chose à ajouter. Aux réfractaires qui se plaindraient d’un trop plein de mélancolie, je répondrais simplement qu’elle a définitivement du bon si elle permet de produire une telle merveille…

Publié sur etudiantaparis.com

Par Chloé Chovin - Publié dans : Chroniques musicales
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